Ah, Grin. Grin, Grin, Grin. Super décédés aujourd’hui, les développeurs suédois ont eu un parcours assez chaotique (beaucoup de merdes et un seul joli Bionic Commando: Rearmed). Après de grosses emmerdes avec Square Enix, les frères fondateurs du studio avaient promis de revenir avec un nouveau studio nommé Supersledge. Ce retour s’est finalement fait sous le nom d’Overkill Software avec le très sympathique Payday: The heist. Mais revenons à l’époque où le studio s’appelait encore Grin, en 2009, quelques mois avant leur mort, pour parler du jeu qui nous intéresse aujourd’hui : Bionic Commando.
GRAPPIN DAUPHINOIS
Premier épisode de la saga profitant d’un gameplay en 3D, ce Bionic Commando nouveau a eu fort à faire pour trouver ses marques. En effet, le premier Bionic Commando (1988) ainsi que l’épisode Rearmed (2008) se jouaient sur un plan 2D et il fallait donc tout réinventer pour cette nouvelle mouture. On se retrouve donc dans un beat’em all comme beaucoup existent aujourd’hui (pensez Bayonetta ou God of War) profitant toutefois de l’adjonction d’un élément propre à la saga : LE GRAPPIN.
Spencer (le héros) devra donc utiliser cet outil pour se balader dans une ville en ruines en s’agrippant à environ tout ce qui lui passe sous les yeux. Bâtiments, lampadaires, panneaux de publicité… tout est bon pour se mouvoir avec grâce et voltiger un peu partout. Si l’apprentissage est pour le moins abrupt (il faut réapprendre à se diriger, à utiliser son environnement, à observer), l’utilisation du grappin devient vite une seconde nature et on se surprend à enchaîner des acrobaties avec classe et finesse.
La vraie bonne idée de Grin, c’est de proposer au joueur d’utiliser le grappin pendant les combats (en plus des armes conventionnelles comme des fusils à pompe et autres automatiques). Que ce soit pour amener les ennemis à soi, se jeter sur eux ou leur balancer voitures et piliers sur la gueule, le filin métallique de Spencer est un petit couteau suisse à donner la mort. Plus cool encore, la quasi totalité des pouvoirs s’obtient dès le premier tiers du jeu, laissant le joueur s’amuser avec pendant une bonne partie du jeu. Le titre reste éminemment classique dans sa construction mais l’utilisation du grappin apporte un petit plus non négligeable dans la manière de jouer.
RÉGIME MACROBIONIQUE
Malheureusement, le jeu est aussi truffé de petites imperfections de game design et possède surtout une gigantesque aberration dans son level design. Sachez que la majeure partie de l’aventure se déroule dans des couloirs plus ou moins larges et qu’au lieu de nous balancer des murs invisibles, les développeurs ont cru intelligent de BOMBARDER LEUR PUTAIN DE VILLE DE RADIATIONS. En gros, si vous voulez explorer la ville au delà de ce qui a été prévu par les développeurs, vous crèverez en moins de vingt secondes. Malin ! Bref, le titre est globalement très amusant et vraiment agréable (pour ne pas dire jouissif) une fois qu’on a assimilé que l’on allait être confiné. C’est d’ailleurs pour ça que les combats sont aussi agréables, comme si Grin voulait se faire pardonner de ne pas avoir offert un véritable open world au joueur.
Mais tout n’est pas sombre. Prenons par exemple la réalisation du titre. Les environnements sont variés et généralement très jolis même si bizarrement, les villes ne sont pas à la fête et ce sont les jardins et autres forêts verdoyantes qui s’en sortent avec les honneurs. Les animations ont la super classe et la BO dépote (profitons-en pour rappeler que Spencer est doublé par Mike Patton, chanteur de Faith no More et doubleur du Darkness dans The Darkness). Alors oui, le scénario est débile, le titre est court et parfois très limité, mais il bénéficie d’une telle ambiance, d’un gameplay vraiment jouissif et d’une telle envie de plaire, qu’on pourrait lui donner le bon dieu sans confession. D’autant plus qu’aujourd’hui le gourgandin ne doit plus coûter grand chose (dix petits euros sur Steam) et qu’il reste un très bon divertissement. Je l’aime peut-être un peu trop, mais il m’est impossible de ne pas trouver ce Bionic Commando terriblement sympathique.
Pipomantis
Discussions, réactions et trolls
Envie d'en parler ?
À propos
Pipomantis a écrit cet article le 8 février 2012. Le reste du temps, il est sur twitter et SensCritique.







NikooZ
8 février 2012
16:30
Il était bien cool en effet, mais cette putain de frustration de pas avoir plus d’ouverture dans les levels.
Tetram
8 février 2012
16:39
Surtout que lorsqu’on commence, on se dit qu’on va avoir plein de possibilité d’approche différente ! On se met à rêver une ouverture comme dans un Crysis avec une telle agilité grâce au grapin… miam miam !
sseb22
8 février 2012
16:46
Tout comme Enslaved, j’ai hésité à acheter ce jeu et l’avis similaire de Julo de Gameblog avait failli me convaincre
Un jour peut être :o
Nope
8 février 2012
16:48
J’ai pas envie de pinailler, mais Bionic Commando est un tps, pas un beat (la comparaison avec God of War c’est juste foireux…)
Sinon le scénario est certes classique, mais les derniers rebondissements, les zones d’ombres de celui-ci et la fin qui laisse prévoir une suite épique font vraiment plaisir, comparé au plat habituel de la série.
Koyaan
8 février 2012
16:54
Malin !
rémy
8 février 2012
17:04
J’aime tellement ce que vous faites que même le grappin dauphinois est passé sans soucis ; merde je perds mon objectivité
Jaco
8 février 2012
17:33
Merci franchement d’en parler , je vous aime encore plus. On le dira jamais assez c’était un jeu cool avec un gameplay jouissif n’en déplaise aux journalistes (JV.com XD) qui ne savent pas s’adapter.
Dusk Stalker
8 février 2012
21:07
Ce jeu a vraiment été une bonne surprise pour moi. Le grappin était grisant, des scènes d’actions bien sympa et de très chouettes musiques. Dommages qu’il n’a vraiment pas marché, c’était vraiment un coup de coeur à l’époque.
Ripper
9 février 2012
22:16
Hum, grappin grappin, j’ai bien envie de me le prendre.
BKF
10 février 2012
00:33
Le sentiment grisant des envolées et le vertige des chutes rendaient tout l’espace qu’offre un environnement 3D plein, vivant et utile. La physique était réussi et subtil sur ce point.
moot
10 février 2012
14:30
« Woooow ! Is that a long health bar or you’re just happy to see me ? »
bat pateman
14 février 2012
08:52
Ah bah du coup, je viens de comprendre qui était Spencer dans MVC3.
MALIN !